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Ce texte est extrait du discours des libertaires à l'occasion du pot de la victoire du non au référendum, en présence du PC, non Verts, non PS, FSU, Confédération Paysanne, MRC, PCOF, Solidaires. Les communistes ne souhaitaient pas que nous nous exprimions ce soir là, mais devant les journalistes ils cédèrent...

Les libertaires de bourges ont décidé de faire campagne contre le projet de traité, parce qu'ils redoutaient la ratification d'un document comportant pour sa grande majorité des articles directement en désaccord avec le modèle social français et européen. Ces modèles ne sont en aucune manière des modèles que nous défendons parce que nous y sommes attachés, mais parce qu'ils nous semblent simplement moins mauvais que celui qu'on nous proposait. Nos projets de société sont bien différents des modèles français ou européens actuels et ils nécessitent une rupture radicale avec l'organisation sociale actuelle qui, même si elle peut être qualifiée "de gauche" par certains, parce que l'état veut bien distribuer quelques RMI par-ci et régulariser quelques sans-papiers par-là ( en en condamnant des millions d'autres à la misère), les modèles en place reposent de toute façon sur une logique marchande et capitaliste. Tant que les politiques dites sociales continuerons d'être, (comme cela était aussi prévu dans le projet de constitution), dépendante d'une politique liée à la croissance économique, les peuples et les travailleurs paieront le prix de ces politiques : chômage, précarité, pollution, guerres, violences contre les femmes, contre les peuples du sud …

Ce traité mettait tous les peuples et états en demeure de suivre et respecter sans restriction le modèle marchand néo-libéral. Ce modèle libéral utilise largement les acteurs des politiques des états pour mettrent les peuples dans la misère. Ces hommes politiques n'ont jamais servi les citoyens. Aujourd'hui, l'état est libéral par définition !

Même si nous avons eu à nos côtés des représentants du NON socialiste qui ont travaillé à la victoire du NON, nous ne pouvons pas oublier, nous libertaires que le parti "socialiste" a travaillé à la commission d'élaboration de ce fameux traité

Aujourd'hui, gouverner, même en suivant nos beaux modèles sociaux européens, c'est assumer une bonne dose de libéralisme !

Maintenant c'est aux forces de gauche, la vraie, de consommer la rupture d'avec les Sociaux-démocrates qui ont dévoyé le sens même du mot Socialisme ! C'est aux "socialistes du Non" de faire, pourquoi pas, scission avec leur parti !

Il n'y aura pas d'espoir de changement sans une rupture totale entre la gauche et les "socialistes".

Nous devons reprendre l'offensive à la base pour travailler à proposer de vraies règles, lois, programmes capables de mettre en marche une Europe basée sur la recherche d'un modèle Social : Solidaire et Démocratique !

En Europe c'est à chacun des peuples, sous forme d'assemblées constituantes, de proposer ces règles qui donneront des outils aptes à mettre en déroute le modèle libéral appuyé sur le pouvoir de l'argent, l'oppression, la pauvreté des travailleurs, la hiérarchie et le sexisme!